Le réel, en soi, n’existe pas. C’est un processus complexe et répétitif de jaillissement permanent, de perceptions aléatoires et d’interprétations subjectives du rien.
Le réel n'existe pas. Il est furtif, fugitif, un saisit sable. Variable, comme la météo. Changeant comme nos humeurs ou nos états d'âme. Il est relatif à la performance de nos cinq sens. A la nature de nos sédiments culturels. Il est fonction, aussi, des outils optiques pour l'appréhender, des rayons X, aux rayons infrarouges, en passant par les rayons gamma et les ondes hertziennes. Ne pas oublier le microscope binoculaire et celui à balayage électronique, ni, bien entendu, les lunettes de vue et de soleil. Tous ces instruments nous disent la réalité, mais pas le réel. Seulement sa surface, sa peau. Même si, pour Lacan, le réel, c'est quand on se cogne ! Ce n'est qu'un réel relatif à l'environnement dans lequel le choc a lieu : une galaxie rentrant dans une autre galaxie, un atome percutant un autre atome, ou un marteau qui tape sur mon doigt.
Entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, nous évoluons dans un réel que nous prenons pour argent content. Pour notre bien être mental, nous ne devrions pas trop nous fiez aux apparences, souvent trompeuses. Il y a autant de réel qu’il y a d’yeux qui le regardent. Et dieu n’a rien à voir dans tout cela ! Alors, quand la mémoire s’emmêle dans des souvenirs de réalités anciennes, quand certains veulent nous faire prendre le mais-si pour une lanterne, le doute est permis. Alors doutons. Sans foi pour méditer nous contemplons la grande image. Celle qui, chaque instant, émerge sous nos yeux et nous fait de l’effet. Remettons en question l’effet et d’avantage ! Mais l’image n’est pas le fait, elle n’en est que l’écho. Qu’une résurgence rétinienne. Ce sont ces résurgences rétiniennes que je soumets à votre regard.